Steal Alive

Cela faisait tellement longtemps que ma plume n’avait pas pris le clavier, que j’ai eu peur que mes doigts se soient ankylosés dans la cire, ou le béton, ou je ne sais quel autre précepte immobilisant et lénifiant… comme du Justin Bi-beurre de cacao par exemple…

La Beans mania n’est pas une mode, c’est comme un tatouage qu’on n’a pas vraiment eu le temps de murir mais qu’on ne regrette jamais…

Pendant que vous peaufiniez votre bronzage, que plus personne ne peut déjà plus voir sous votre poncho de festivalier ou votre parka doublé doudoune… oui, pendant que votre oisiveté vous éloignait du rock n roll… j’écrivais.

Si si, pas comme une impératrice, mais comme un prince de la nuit, celui qui s’exprime à travers les mots.

Je ne vous dirai pas vers quels horizons ma prose m’a emmenée, car l’anonymat reste ma meilleure amie, mais mon clavier n’a jamais cessé de créer.

C’est comme un besoin vital, comme si Maslow avait eu la bienséance de me considérer comme cobaye.

Je ne suis pas le seul à avoir des besoins vitaux. Les Beans aussi. Et leur besoin principal est la scène. Et oui.

L’année 2017, volontairement consacrée à l’écriture du prochain opus, n’est pas la plus fournie du point de vue « live ».

Alors on imagine… on imagine l’envie et la motivation de l’affamé devant la porte du MacDo avant l’ouverture…

Aiffres, Paris, Niort, Saumur, Andilly… 5 dates en 6 mois pour nos Beans. Il va y avoir du nouveau, du bruit, de l’énergie… Bref… De la décibel et bien décidée à en découdre.

Je serai là, camouflé en fan, pour mieux vous conter ces lives… Sauf le prochain, puisqu’il sera diffusé en direct sur le web… Je vous donnerai le lien prochainement.

 

Heckle Freux – Steal Alive

 

Yes we Cannes

« Je me suis demandé au début s’il était mytho, ou si une fois de plus la providence, en rythme, avait encore posée sur notre route un nouveau prétendant pour intégrer le clan Beans »

C’est avec ces mots sombres et caustiques, teintés d’une foi inaliénable dans la folie des grandeurs du destin, qu’Arno entama la conférence de presse au Martinez, hier soir, vers 14h… (décalage horaire avec New York inclus).

Que font les Beans à Cannes, debout droits dans leurs rangers ?

Ils sont en promo, bien sûr, mais chacun dans son registre.

Frfr se prélasse sur une plage privée, en écrivant des poèmes au rythme discontinu des vagues qui vont et viennent. Loin des paparazzi, des foules en délire, et de l’agitation du festival.

Phil de déplace de soirées sponsorisées en vernissages, au rythme discontinu des vagues de propositions de dons pour son association « Une vie un concert », qui vise à financer des voyages permettant à des enfants hyper-actifs de participer à un concert des Beans.

Ludo se déplace, et fait des aller-retours sur la Croisette, au rythme de vagues de voitures qu’il double, dans sa nouvelle corvette rose nuit aux reflets noir bonbon, intérieur bio en cuir de soja.

Arno, évidemment, enlasse le rôle de tête de peu ou proue, de plateaux télé en conférences de presse, au rythme des vagues d’interrogations qui alimentent le scepticisme ambiant quant à leur nouveau délire.

Oui, car les Beans innovent et dérangent, bousculent les codes sous les phares des projecteurs, en présentant à Cannes un film qui n’a pas encore été tourné.

Eric Spielberg Burton Besson, plus connu des critiques sous son nom de scène de RicZ, n’en est pas à son premier coup de maître. On lui doit le formidable court-métrage « Ma moto ou tard », qui filmait Valentino Rossi sur un bolide éclairé de leds psychédéliques dans les rue de Niort.

C’est donc de lui dont parle Arno en conférence de Presse.

« Notre rencontre s’est faite autour d’un grand cru… et il y a cru tout de suite. C’est un projet de la dimension des Beans : modestement planétaire, humblement exceptionnel »

Mais de quoi s’agit-il ?

« Le prochain concert à Moul’Stock sera filmé, et diffusé en direct sur la plateforme de RicZ… Nous attendons entre 20000 et 50000 participants, avec relais sur Instagram… et toutes les photos sur Facebeans le lendemain »

« RicZ sera sur scène avec nous, c’est un homme d’une générosité rare… puisqu’il travaille gratuitement et que tous les bénéfices seront intégralement reversés à notre manager. »

Palme d’Or ? Déjà ? Sans même voir le film ? Le jury du Festival est évidemment bousculé dans ses certitudes : faut-il vivre avec son temps ou rester dans la tradition d’un noble art qui jusqu’à présent se passait des Beans ?

Heckle Freux – En Streaming