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C’est pas l’homme qui prend l’amer

La vie d’un fan est souvent perçue comme à part, une sorte de survie lobotomisée rythmée par procuration, ou par contumace, selon que l’on soit en position de l’assumer ou que l’on sombre dans l’anonymat salvateur qui est le mien. Survie ? Certains la qualifieraient plutôt de sous-vie. En ce qui me concerne j’aime à penser que ma vie est celle d’un Freux, et que le reste de mon existence n’est qu’un alignement d’obligations plus ou moins physiologiques qui vont de la nourriture au travail, en passant par quelques représentations sociales normées et normatives. Oui, ce ne sont pour moi que des restes… un reliquat… un reliquat au gant de velours (un peu tirée par les cheveux celle-là) lorsqu’on y ajoute un peu de breuvage houblonné ou fermenté.

Tout est une question de perspective.

La plupart des musiciens pensent que le fan vit à travers eux. Ainsi donc le postulat voudrait que le musicien fasse le fan quand l’hiver fane le phasme. C’est là pousser la forfanterie tellement loin qu’elle confinerait à la mégalomanie. Ici, sur ce site, et en ce qui me concerne, c’est l’inverse. C’est le fan qui fait les musiciens. Un motard politicien humaniste a dit un jour : “dire qu’il suffirait qu’on l’achète pas pour que ça se vende plus”. C’est bien mon propos. C’est le fan qui fait le musicien. Le fan qui fait ou défait la gloire et la gloriole.

Vous l’aurez remarqué, j’ai confié à une société offshore du sud de l’Aquitaine la refonte complète de ce site, partie visible de l’iceberg de la passion qui brûle en moi. J’ai voulu lui donner un second souffle, exprimer un renouveau. J’ai voulu que ce soit encore plus clair, plus abordable, plus limpide, plus entraînant. Car c’est le lecteur qui fait le blog.

C’est donc sans surprise que les Electric Beans se sont relancés eux aussi, poussés par mon nouvel orignal – oui, arrêtons l’ostracisme anti “élan” s’il vous plait – comme une bouse de setter par un scarabée londonien.

Selon une soixantaine de témoignages récemment soudainement réunis, apparemment Aznavour disait “le travail, le travail”… Faut-il qu’il soit mort pour que je le cite, lui qui n’eut pour le Punk aucune autre considération que celle d’un bûcheron canadien devant un cantonnier des Landes. Oui, les Beans se sont remis au travail, et pas qu’un peu. Ludo a de nouveau de la corne sur le bout des doigts, Phil de la corne sur le haut du nombril, Frfr de la corne sous la plante des pieds, et Arno de la corne sur le décapsuleur.

Evidemment, j’y suis pour beaucoup, mais les bûcherons parisiens de Lumberjacks aussi, eux qui débarquent à Niort le 31 octobre prochain, le cœur naïf et le pas alerte – aleeeeeeeeerte !!!! – persuadés d’arriver en terrain conquis dans une bourgade anonyme coincée entre Lens et Biarritz. Les fous… Ils ignorent qu’ici on vit et respire rock et metal en continu, nourris au sein depuis 7 ans par nos Mogettes Punk, et que Halloween ou pas, chemise à carreau rouge ou pas… nous remettons enfin le bleu de chauffe officiel de notre religion : le kilt, et c’est le 31 octobre prochain.

 

Heckle Freux – affamé