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De Charybde en Scylla

Yahoo révèle aujourd’hui que le département linguistique de l’Université de Montaillon, dans le Michigan, a donné l’ensemble des paroles des Electric Beans à ses étudiants dans le cadre de l’examen de dernière année.

Les commentaires et analyses y sont allés de Charybde en Scylla…

Jennifer, 22 ans, estime que “… la vulgarité qui s’exprime dans ces textes rappelle la poésie primitive des premiers australopithèques et que finalement le rock n’est que l’expression d’une résurgence chronique du règne animal dont l’homme fait partie quoiqu’il en pense.”

Kevin, 27 ans et redoublant explique que “… Heideger aurait sans doute adhéré à la façon dont les Beans, en remontant aux sources de la civilisation européenne, cherchent à enclencher un nouveau commencement de pensée qui, loin de critiquer Socrate, cherchent à en reppliquer les mœurs afin d’éviter un enfermement dans une métaphysique qui attribue l’état délétère de notre situation présente au déchaînement d’une volonté de puissance qu’induit le nihilisme universel.”

Il fallait y penser. Et Kevin sera heureux d’apprendre qu’il risque de tripler.

Loin de ces deux contre-exemples, la plupart des étudiants ont su toucher la quintessence du message Beans.

John parle “d’une envie soudaine de tabasser son surveillant”, Marylin avoue qu’elle aimerait “emmener son voisin, nu, faire un tour de camionnette au clair de lune”, Jean-Edouard développe sur trois pages une théorie selon laquelle il n’y a rien à comprendre, et Bob, enfin, conclue son exposé par ce qui restera le paroxysme de toutes ces analyses transactionnelles  : ” j’ai soif, je boirais bien une Kro “.

Un succès que cet examen, et une reconnaissance supplémentaire pour les Beans !

Heckle Freux – Le Monde Littéraire